27.10.2008

Faut-il faire confiance à son banquier ? (Suite et fin)

Si vous avez quelque argent que vous souhaitez placer en bourse mieux vaut ne pas vous adressez à votre conseiller bancaire.

En effet, la plupart du temps, le personnel de notre banque ne connaît pas le marché des actions.

Il n'y a généralement pas de "spécialiste" de ce type de placement dans les agences.

Ils sont plutôt "compétents" sur des produits tels que des livrets ou des plans d'épargne logement (et encore, il arrive qu'il ne connaissent pas le fonctionnement dans le détail !).

Mais ce sont des produits qu'ils ont l'habitude de "travailler".

Les actions ne sont pas leur "truc".

Pour assister à des réunions, comme une assemblée générale, qui est un moment important pour l'entreprise et pour ses actionnaires puisque c'est là qu'elle présente ses résultats et ses objectifs devant eux, le personnel des banques n'est même pas au courant de la procédure à suivre pour que son client puisse y assister, c'est vous dire !

Quand aux éventuels conseils qu'on pourrait vous donner en agence, je me souviens d'une époque pas si lointaine où on nous proposait d'acheter des actions d'Eurotunnel (vous vous rappelez vous aussi ?) !

On nous prédisait des supers résultats et par là même des gros gains !!!!

On nous présentait ce placement comme très rentable.

Pensez-vous, le tunnel sous la Manche, ça ne peut que marcher !

En oubliant les risques qui existent toujours et ont toujours existés !

On incitait les français à placer leurs sous sur cette action très prometteuse !

On a vu le résultat !

Beaucoup de gens qui ne connaissaient pas la bourse ont perdu beaucoup d'argent et on sûrement été dégoûté de ce type de placement pour très longtemps...

Ce qu'il faut retenir c'est que la bourse est et a toujours été un placement à risques et  à gain non garanti !

La période que nous traversons actuellement est là pour nous le rappeler.

Autre chose à retenir c'est que les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Les risques que nous prenons avec notre argent sont toujours supportés par nous !!!!


Les banques n'ont pas d'obligation de résultat vis à vis de leurs clients !

20.10.2008

Faut-il faire confiance à son banquier ? (1ère partie)

Quand je dis banquier, je devrais plutôt parler d'employé de banque.

Banquier étant un terme général que nous utilisons presque tous pour qualifier les personnes qui travaillent dans l'établissement qui gère notre ou nos comptes.

Mais en réalité la personne qui se rapprocherai le plus de ce terme a en charge la gestion de "gros client" (ce que je vous souhaite d'être).

Et elle n'est pas présente au coin de nos rue, mais exerce dans des endroits plus feutrés mais qui peuvent tout de même appartenir aux banques que nous connaissons.

Ce sont en quelques sorte des filiales.

Analysons un peu ce qui se passe lorsque nous franchissons la porte de "notre" agence.

La première personne que nous voyons, si nous n'avons pas rendez-vous, se trouve au guichet.

Elle fait office d'agent d'accueil et s'occupe de traiter nos demandes les moins complexes, les moins difficiles (commandes et remises de chéquiers, demande de carte bleue, demande de virements...).

Elle est aussi chargée d'orienter les cas qu'elle ne sait pas traiter vers une personne plus compétente.

En effet, au guichet, ce sont généralement des gens qui débutent (il faut bien commencer) ou qui sont en formation et qui ont encore beaucoup de choses à apprendre.

Donc, dans beaucoup de cas, elles "passent la main" à quelqu'un de plus qualifié.

Mais quand je dis "qualifié", ce n'est pas forcément vis à vis de nous et de nos intérêts !

Il faut savoir que ces gens sont avant tout des vendeurs et comme tout vendeur, leur objectif est de nous "caser" les produits qui leur rapportent le plus.

Leur rémunération, suivant leur grade et leur responsabilité, peut-être augmentée par des primes liées à leurs objectifs atteints.

Objectifs respectés égal bonus financier pour eux.

Elles obéissent à leur hiérarchie qui leur demande de "fourguer" tel ou tel produit suivant les périodes, suivant les mois.

Et ces produits ne sont souvent pas les meilleurs pour nous, et parfois tout simplement pas les plus efficaces pour nos intérêts !

Il faut le savoir.

Ce qui ne veut pas dire que vous serez toujours mal conseillé.

Il arrive aussi que l'on ait affaire à une personne qui cherchera à répondre à nos besoins et propose de bonnes solutions (pour nous), de bonnes propositions, dans son intérêt et aussi dans le nôtre.

Une sorte d'échange gagnant-gagnant.

Cela peut arriver, ne noircissons donc pas complètement le tableau.

 

 

 

18.10.2008

Le yoyo du CAC

Le CAC 40 hier a grimpé de 4,68 % par rapport à la veille, atteignant les 3329,92 points.

Par rapport à la semaine dernière, il a gagné 4,83 %.

Cela veut-il dire que le cours des actions cotées va entamer une remontée sur la durée ?

Rien n'est moins sûr.

En effet, les cours grimpant très vite, trop vite, en ce moment sur le marché de la bourse semblent opérer en majorité des Day-Traders (ces gens qui achètent et revendent sur une très courte période, genre quelques heures d'intervale, voire quelques minutes, dans la même journée).

Dès qu'il y a un gain, ils vendent et encaissent, dès qu'il y a une baisse, ils vendent pour limiter au maximum leurs pertes.

Le marché actuellement est propice à ce type d'investisseurs, qui se rapproche plus du joueur que de l'épargnant.

Ils ne visent pas le moyen ou le long terme comme d'autres (qui sont, pour l'instant en attente, ne sachant pas quoi faire).

Ils ne parient pas sur le développement des entreprises pour espérer voir les cours grimper mais cherchent plutôt le gain le plus rapide possible.

Leur objectif n'est pas garder les titres achetés  mais de "jouer" littéralement en bourse, comme on joue au casino.

La "vision" de celui qui investit sur le moyen ou long terme (plusieurs années) est différente.

Dans ce cas, les cours subissent moins de variations extrêmes en si peu de temps.

Le marché étant très instable en ce moment, passant de l'euphorie au désenchantement, il y certainement des "coups à faire", valables pour le long terme, mais il faut se montrer très sélectif dans le choix des actions que l'on veut acheter.

Le temps présent est à l'achat et à la revente immédiate, sans réel rapport avec le bilan et les activités des entreprises.

 

 

14.10.2008

Le CAC 40 Quesako ?

On entend beaucoup parler depuis un certains temps des problèmes de la bourse.

Et le nom CAC 40 reviens souvent dans les médias, qui n'expliquent pas ce que représente ce fameux CAC.

Voyons ce que cela veut dire.

Le CAC signifie Cotation Assistée en Continu. (cela signifiait avant, Compagnie des Agents de Change, rapport aux professionnels chargés de transactions financières qui exerçaient avant 1989 et qui depuis ont été remplacés par le terme Sociétés de bourse).

Ces sociétés d'agents de change appelée charges ont depuis été rachetées par les banques.

Le CAC a été crée le 31 décembre 1987 et mis réellement en place le 15 juin 1988 sur la base de 1000 points (il est aujourd'hui vers 3600 points)

C'est un indice, c'est à dire une mesure statistique qui permet de comparer les persormances d'une bourse ou d'un marché.

Le 40 représente les 40 premières sociétés françaises en terme de volume de transactions, appelé aussi volume d'échanges (nombre d'actions achetées + nombre d'actions vendues dans la journée) sur le marché boursier parisien, sur un total de 100 sociétés côtées.

Ces 40 entreprises sont considérées comme réprésentantes des différentes branches d'activités de notre pays (banques, energie, automobile...).

Elles font office de référence économique.

Elles servent de "baromètre" de l'état de santé et de la situation financière des entreprises françaises.

A noter que la composition du CAC est revue tous les 3 mois par un comité d'experts afin de refléter au mieux l'économie française.

Certaines entreprises peuvent sortir de l'indice et d'autres peuvent y entrer.